mercredi 31 octobre 2007

Chomsky & Cie, des niouses du film


Chomsky retardé !
Lancée fin Juin, la souscription pour le film « Chomsky et compagnie » est un succès.
Vous êtes plus de 5 000 à soutenir ainsi la réalisation et la diffusion de ce DVD.
Un succès et donc l'envie de faire "mieux" !
Des tournages supplémentaires, l’acquisition d’archives, l’apport de dessins…Ce qui entraîne des délais supplémentaires...


Aussi, « Chomsky et Cie » arrivera en Janvier 2008.

Il y aura une (petite) fête pour l’occasion ! D’ici là, on peut voir en exclu mondial quelques extraits (cliquez ici).
D’ici là, continuons à souscrire, (ou à faire souscrire). (cliquez ici)
On se dira, la tête haute... : « Moi, Monsieur, je fais avancer la pendule de l’histoire ».
Voici la « spéciale dédicace » du film :

On leur a éteint la lumière, mais ils ne veulent pas dormir.
On les appelle les Malgré Tout
Malgré tous les gigantesques moyens mis en œuvre pour les persuader qu’ils sont impuissants
Malgré tous les efforts pour les pousser à se coucher
Malgré toute la violence cachée sous la fausse objectivité médiatique les Malgré Tout ont une oreille qui bouge encore.
Et un œil qui reste ouvert
Et un poing toujours fermé
C’est aux Malgré Tout que nous dédions ce reportage radiophonique entièrement filmé à la main.
En forme de caisse à outil avec du grain à moudre (et quelques explosifs) qui pourront être utiles un beau jour.

vendredi 26 octobre 2007

Le 27 à Paris, ...On y va !

Riposter ensemble à Sarkozy !


Au-delà du bombardement médiatique auquel nous sommes soumis depuis des mois, la démagogie de Nicolas Sarkozy commence à apparaître pour ce qu’elle est au yeux d’un nombre grandissant de citoyens.
Ce qui se passe est grave
C’est une véritable révolution conservatrice marquée, contrairement au discours offi ciel, par une immense régression sociale et démocratique et par une politique de soutien sans faille à la boulimie de profi t des grands groupes fi nanciers.
La concentration des pouvoirs présidentiels hypertrophiés est au service de ces objectifs là !

Retrouvons à Paris, un bus au départ de Lyon est prévu (retour dans la soirée !)

06 62 02 62 34

lundi 22 octobre 2007

Guy Môquet, la mémoire d'un engagement

Le 20 octobre 1941, Fritz Holtz commandant allemand de Nantes est abattu en plein centre ville par un résistant communiste Gilbert Brustlein.
En représailles, les nazies ordonnent que 50 otages soient fusillés.

Le 21, le chef du bureau du sous-préfet de Châteaubriant apporte à Paris une liste de 200 noms, le ministre de l’Intérieur, Pierre Pucheu en désigne 27, jugé par lui comme « particulièrement dangereux ! », les autres seront choisis dans d’autres lieux de détention.

Pierre Pucheu, ce proche collaborateur du maréchal Pétain, est un important dirigeant d’industries, Le grand patron des forges françaises qui, dans les années 1930, finançait les ligues fascistes, les croix de feu, ainsi que la cagoule, et qui en 1936 au moment de la signature des accords Matignon disait :

"Si les salariés veulent gagner plus, ils n'ont qu'à travailler 50 heures par semaine."
Il fait partie de cette bourgeoisie qui veut prendre sa revanche sur le « Front Populaire ».
Les 27 de Chateaubriant seront fusillés le 22 octobre 1941.

Quelques noms parmi cela :
Charles Michels, secrétaire général de la fédération des Cuirs et Peau de la CGT.
Jean-Pierre Timbaud, dirigeant de la fédération de la métallurgie de la CGT
Jean Poulmarch, dirigeant de la fédération des produits chimique de la CGT.
Jules Vercruysses, dirigeant de la fédération du textile de la CGT.
…, Guy Môquet, fils de Prosper Môquet, député communiste de Paris, interné au bagne de Maison Carré à Alger.

Faut-il lire, à chaque rentrée scolaire, dans les lycées, la lettre d’adieu de Guy Môquet ?

Il est légitime que le 1er élu de la nation, « recommande » de se pencher sur quelque grand documents, et la mission de l’école n’est-elle pas aussi d’ouvrir à la beauté morale ?

Bien sûr, il faut qu’elle soit approfondie, dirigée, mise en situation.
Il faut expliquer qui était ce gamin de 17 ans et dire que sa mort n’est pas celle d’une victime mais celle d’un dévouement à une cause qui dépasse le sort individuel.

« Vous qui restez, soyez digne de nous, les 27 qui allons mourir »
Ecoutons "l'appel à la résistance" de ce 22 octobre 2007

Soirée de réflexion & d'échange à l'initiative du PCF


LE TRAVAIL

Quelle finalité du travail dans la société, quelle reconnaissance sociale, quelle valorisation, ... ?
Animer par Philippe Bertannier, économiste & ergonome
Ce mercredi, 24 octobre à parir de 18h30
1 cours Albert Thomas Lyon 3ème - métro sans-souci ou Garibaldi

Katherine L. Battaiellie

Un rendez-vous signature à l'Etourdi dans le 5ème du dernier ouvrage de Katherine ;-)

mercredi 17 octobre 2007

Jeudi 18 octobre, à 11h place Bellecour !

Demain, sera jour de grève !

On ne va pas à son travail

On ne va pas non plus distribuer son argent au supermarché, ... !
On ne paie pas de factures ni ne dépose d’argent à la banque ce jour !
Les patrons, le gouvernement et ceux qui ne font pas grève pour leur faire plaisir n’auront pas notre argent ce jour là, le 18 octobre !

On laisse au garage sa voiture, on débranche son portable (ordinateur comme téléphone), sa télé, sa radio, on n’ouvre pas sa boîte aux lettres : leurs mauvaises nouvelles attendront un jour !

Pour un jour, on va respirer !
Ce jeudi, jour de grève, on va pouvoir aller à la rencontre de nos voisins, amis, famille, collègues, et même la grand-mère que l’on n’aura pas pu voir le lundi de Pentecôte que Raffarin a supprimé !

On ne va pas lire les journaux des marchands de canon Dassault-Lagardère (accessoirement marchands de traité Giscard) mais découvrir cette presse qui autorise à réfléchir et penser autrement notamment : le quotidien l’Humanité, l’hebdomadaire Le Canard Enchaîné, le mensuel le Monde Diplomatique et deux ou trois autres.

A la manif, on va retrouver les rues, traverser la ville sans s’intoxiquer de gaz d’échappement, marcher à son rythme sans risquer de se faire klaxonner ou même écraser par un irascible, bref, Jeudi 18 octobre, c'est jour de grève !

On va pouvoir retrouver tout plein de gens avec qui discuter et découvrir qu’ils sont aussi humains que nous et bien plus que les journalistes qui ne cessent de les accuser de tous les maux : des jeunes qui veulent les moyens d’étudier pour pouvoir travailler honnêtement, des chômeurs non fainéants, des Sans-Papier qui demandent un asile et non des allocs, des femmes qui apportent beaucoup en sortant de leurs foyers, des fonctionnaires dynamiques qui se démènent pour rendre le meilleur service au public, des retraités qui se battent avec le seuil de pauvreté, des arabes admirablent, des communistes qui fourmillent d’idées neuves, bref des grévistes et syndicalistes, la Vie !

On va pouvoir nouer des liens avec toutes ces personnes, se réunir, manger ensemble, faire la fête ensemble …Ah ! Jeudi le 18, c'est jour de rêve et vivement la prochaine !

Chanson d'Automne


Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure


Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Paul Verlaine

samedi 13 octobre 2007

Allégeance

Dans les rues de la ville il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima?
Il cherche son pareil dans le voeu des regards.
L'espace qu'il parcourt est ma fidélité.
Il dessine l'espoir et léger l'éconduit.
Il est prépondérant sans qu'il y prenne part.
Je vis au fond de lui comme une épave heureuse.
A son insu, ma solitude est son trésor.
Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse.
Dans les rues de la ville il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima et l'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas ?

René Char Extrait de Eloge d'une soupçonnée

vendredi 12 octobre 2007

Bruno Boeglin, trop humain


C'est "trop humain" à l'Elyséedu 2 au 27 octobre - à 19h30 - sauf dimanches et lundis

spectacle de et avec Bruno Boëglin

d'après Donald Westlake
réservations :
04 78 58 88 25

mardi 9 octobre 2007

Au revoir Jean


Jean,
Vincent, tu as été un homme digne, toute ta vie fut digne.

Digne, car d’une grande exigence envers toi-même, d’une honnêteté profonde, d’une rare intégrité, d’une fidélité constante à tes idées, menant en tous lieux, en architecture, en peinture, en politique, le même combat pugnace et courageux.

Tu as été un homme fiable, de parole, faisant toujours ce que tu promettais. Tu possédais en toi une force étrange, insoupçonnée de la plupart des gens et que tu transmettais naturellement à ceux que tu aimais.

Tu avais ainsi acquis la confiance, l’autorité morale. Avec ce sens de l’écoute des autres, le secret des confidences que l’on savait bien gardées, ont fait de toi celui que tous allait voir dans leur moment difficile.

Mais aussi et surtout, d’une fidélité touchante en amitiés. Tu aimais accueillir chez toi tes amis. Qui ne se souvient pas de ces gros couscous, préparés par la maman d’Hélène, à la Duchère, ou jusque tard dans la nuit, nous aimions tant « chacher », combien de fois n’avons nous refait le monde.

Voila que s’achèvent nos conversations, débutées sur les bancs du lycée Ampère, poursuivies à la Duch le matin des dimanches quand tu m’apportais l’Humanité, au caveau, à la passerelle, chez Beaufiston.

Et pourtant, nous n’avions pas fini de nous parler d’amour, d’amitié, de politique.
Et surtout de sciences et de math, de ces nombres premiers, des nombres réels ou irrationnels. Quelle fascination avions-nous pour Evariste Gallois, écrivant en une nuit la théorie des intégrales abéliennes et mourant au matin dans un duel.
Et quel esthète aussi en sciences, ne retenant des nombres imaginaires, que l’audace créatrice du carré négatif, i²= - 1.

Tu étais le promeneur de Lyon, celui de la presqu'ile que tu peuplais de ta silhouette, toute de velours noir vêtue. Mais toujours avec une chemise blanche.
Combien de pantalons noirs possédais-tu donc ? Pour ta veste, c’était plus problématique, car tu ne trouvais plus ce velours si particulier à petites cotes.
Je me souviens de toi dans un square, en hiver, courant après tes petits enfants que tu n’attrapais pas, bien sûr, couvert d’un manteau évidemment noir, au col relevé, ne laissant voir que ta belle chevelure blonde.

Mais tu avais aussi tes petites manies. Il parait que chaque matin, arrivant à l’atelier, tu disais ta phrase fétiche « Dieu merci, les choses ne sont pas prêtes de s’arranger ». Ce qui ne relevait pas d’un optimisme délirant.
Autre manie que l’on m’a rapportée, de téléphoner chaque jour à Hélène, à 10h45, pour savoir si tu devais acheter le pain. Pourquoi toujours à 10h45 ?

Nonchalant, tu arrêtais parfois ta promenade à la terrasse d'un bistrot pour y savourer un demi. Ou pour rejoindre les potes lors de ces apéros qui n’en finissaient pas.

Cependant toujours un peu à l’écart, souvent seul au bout du bar.
Avec les autres, mais seul. Un solitaire, contemplatif, mais jamais distant.
Car, si l'on passait, tu nous accueillais de ton sourire inimitable, tout à la fois désabusé et empreint d'une douceur et d'une sympathie fortifiantes. Tu nous écoutais parler, et si tu ne répondais que peu de choses, toi le pudique, ce que tu disais était lourd de sens ; et ton regard sous-entendait le souhait que nos espoirs se réalisent.

Je ne te verrai donc plus penché sur le journal à faire des mots croisés ou résoudre des Sudokus.
Hélène, sans toi, Jean n’aurait jamais été Vincent.
Pascal, Jérôme, votre père vous a tendrement aimé. Quelle fierté il avait de vous. Il était fréquent, au cours nos conversations, que vous soyez présents.

Jean, tu étais l'ami que tous aimaient rencontrer, le promeneur que nous ne rencontrerons plus dans les rues, ni sur les quais.
Mais parce que tu es notre promeneur, tu continueras longtemps, longtemps, ta balade dans nos cœurs et dans nos têtes.
Salut, Jean ! A plus, Vincent
{Alphonse}

samedi 6 octobre 2007

De ta sagesse

De ta sagesse, ami, que nul n’ait à souffrir
Domine ta colère et sans cesse pardonne
Pour la paix de ton coeur accepte sans gémir
Le destin qui te frappe, et ne frappe personne

Khayyam

jeudi 4 octobre 2007

Lyon Capitale Européenne de l'hygiènisme !


Une multitude d'associations est actuellement concernée par une vague de répression de l'affichage libre menée par la municipalité de Lyon, avec de fortes amendes à la clef.

Dans le même temps, l'affichage commercial envahit la ville chaque jour davantage. Nous soutenons bien entendu ces associations et le collectif qui a été créé dans le but de faire valoir le droit à la liberté d'expression.

Je reproduit ici ce texte, rédigé par le collectif et je vous invite à le diffuser largement.

La mairie de Lyon s'attaque une fois de plus à l'affichage libre, notamment à la Croix Rousse. Une grande campagne d'hygiènisation est mise en place, ainsi qu'une brigade "environnement et propreté".

Les enquêtes se succèdent, les amendes pleuvent (y compris, fait quasi-inédit en France, pour des affiches simplement posées au "ruban adhésif" sur des associations fonctionnant essentiellement grâce au bénévolat et des rapports non-marchands.

Tandis que la Ville se vante du « potentiel créatif » lyonnais pour décrocher le titre de « Capitale Européenne de la Culture 2013 », elle s'attache à détruire méthodiquement toute la culture associative, militante et artistique.

Précisons que cette campagne ne fera pas disparaître l'affichage en général, puisque les grosses structures intègrent désormais ces amendes dans leur budget. Notre Maire G.Collomb le sait bien : le zèle des « brigades vertes » n'empêchera pas nos murs d'être recouverts d'affiches pour Johnny Hallyday ou pour des marques de parfum. Cette acharnement vise donc UN type d'affichage, spontané, informel et mène une guerre sans répit aux pratiques qu'i promeut, des pratiques fondées sur l'échange, la culture et la solidarité plutôt que sur le fric et le consumérisme individualiste.

Qu'on cesse de nous parler de la poignée de panneaux municipaux, cyniquement nommés "affichage libre", monopolisés par les grandes boîtes de production d'évènementiel.

Qu'on cesse de taxer nos affiches de pollution visuelle alors que la mairie de Lyon offre sur un plateau l'espace public lyonnais à JC Decaux.

Qu'on cesse, au nom d'une pseudo écologie urbaine, de nous accuser de «salir » la ville alors que le mobilier urbain est tout dédié à la promotion de la bagnole et à l'apologie de la surconsommation.

Une fois de plus, la mairie de Lyon nous offre une belle leçon sur nos droits fondamentaux conforme à notre époque liberticide. Il nous semblait pourtant que lorsqu'on a pas accès aux grands médias, la liberté d'expression commence avec le droit de pouvoir écrire sur un bout de papier et de le coller sur un mur. Mais apparemment, elle vaut autant qu'une crotte de chien et moins qu'une pub pour un déodorant.

Il nous semble également que la richesse et la diversité de la vie culturelle lyonnaise ne dépendent pas d'un titre pompeux, mais de l'activisme quotidien d'une multitude d'individus et collectifs aujourd'hui gravement et injustement pénalisés.

Où voulons nous vivre ?

Dans une ville artificielle, aseptisée, "mise aux normes" des dépliants touristiques ? Dans un espace public abandonné aux marchands ?

Nous, collectif d'associations et d'individus pour l'affichage libre exigeons l'arrêt immédiat des enquêtes, l'annulation des amendes et, surtout, continuerons d'afficher LIBREMENT.

Pour soutenir l'affichage libre, n'hésitez pas à exprimer ce que vous pensez :

mardi 2 octobre 2007

Tu veux que ça bouge !?


Une Gauche qui porte d'autres choix de société ?
Oui, ...mais pourquoi ? Pour qui ? Comment ? Avec qui ? Parole à la jeunesse

Mercredi 3 Octobre dés 18h Espace citoyen, mairie du 8èm ardt
Tram T2, bus 23 arrêt Bachut

En présence de Marie George Buffet
et de jeunes responsables associatif, politiques, syndicaux, artistes, ...
Contact :
06 11 72 90 98 - 04 72 09 03 60
une initiative des jeunes du PCF

Où va la Palestine ?


Invitation à participer à une réunion publique organisée par le Collectif 69 Palestine :

avec Omar Somi, délégué général de l'association "Génération Palestine"

Vendredi 5 octobre à 19h

Bourse du Travail, de Lyon
Salle des congrès
Place Guichard - Lyon 3e métro B - arrét Guichard

Alors qu’Israël poursuit l’occupation, enferme tout un peuple et tente de supprimer l’existence d’une identité Palestinienne,
Alors que la communauté internationale ne prend aucune mesure conforme au droit international et continue de soutenir l’occupant,

Après les affrontements inter palestiniens de l’été qui ont vu une césure de la société palestinienne entre Gaza et la Cisjordanie,

Y a-t-il encore une possibilité de création d’un Etat Palestinien ?
Quels espoirs pour le peuple Palestinien ?

Collectif 69 de soutien au peuple palestinien
c/o Maison du Peuple. 147, avenue du Général Frère. 69 008 LYON
Le site : http://www.blogger.com/ Nouveau tél. : 06 01 91 52 18

lundi 1 octobre 2007

Le Blog de La Louve: PETITION: POUR UN REFERENDUM MILITANT SUR LES MUNICIPALES DE 2008

Le Blog de La Louve: Pétition pour un référendum militant sur les municipales de 2008

Pour participer de cette initiative et enregistrer votre signature, rendez-vous sur le site Bellaciao

Echo de L'Huma


Vendredi matin, 9heure.
Après une brève accalmie nocturne, la Fête va reprendre son cours. Les stands s’éveillent. Encore à demi-endormis, leurs animateurs se préparent à y accueillir les participants.
Me voici devant celui dressé et animé par les compagnons de Rueil-Malmaison.
Quatre jeunes filles s’y activent franchement !
L’une nettoie et range, une autre essuie les tables du restaurant, y disposent de petites nappes en papier, une autre aussi, lave les tasses des petits-déjeuners servis aux « premiers lève-tôt ». Surprise, je n’en connais aucune, intrigué, voilà que l’une m’interpelle « Un p’tit café monsieur ? ».
Je sirote mon café, lorsqu’enfin, j’aperçois Patrick : qui sont-elles, de nouvelles adhérentes ?
« Non, pas du tout, ou peut-être pas encore !
Elles se sont présentées hier soir ici. Arrivant de Lille, elles venaient nous ont-elles dit, participer au festival ( ?). Elles n’y connaissaient personne et cherchaient un endroit où poser les sacs et installer leur duvets. ». Toute les quatre suivent une formation de rééducatrice en motricité. La fête ? Elles n’y sont jamais venues. L’Humanité ? Elles en ont vaguement entendu parler mais ne l’on jamais lu !
Je leur explique pourquoi les autres camarades et moi, tous bénévoles sommes là !
Comment et pourquoi nous discutons et agissons avant, pendant et après la Fête. Le courant passe plutôt bien, à peine vingt ans et moi (deux fois plus !) Le tutoiement s’impose de lui-même. Mais le jour s’avance, et la Fête n’attend pas !
Samedi matin, au réveil, je les découvre comme la veille occupées spontanément à ranger et nettoyer le stand. Depuis elles se partagent entre des coups de main (donnés pour aider) et des balades de spectacles en spectacle, de débat en débat à travers la fête. Lundi, je revois Patrick : Qu’as-tu fais de « tes » filles !?
« Elles nous ont quittés très tard hier soir, après avoir participé avec tous les copains au pot de clôture du stand.
Avec nous, elles ont levé leur verre à la santé de l’Huma qu’elles nous ont promis d’acheter au moins aujourd’hui !
Elles ont déjà décidé de revenir l’année prochaine « parce que votre fête, c’est tout simplement formidable. Nous y avons vu et appris plein de choses ! Mais il faut qu’on se retrouve plus tôt : on vous invite chez-nous, à l’occasion de la braderie de Lille par exemple !

Daniel Mermet, a réalisé ne emission sur la fête, ses préparatifs, etc, écoutez là ;-)