vendredi 28 septembre 2007

Journée langagière en présence de Mahmoud Darwich

Un récital de poèmes, dit par l'auteur en arabe puis en français par Didier Sandre avec les musiciens Samir Joubran etWissan Joubran (oud)

Coréalisation de la Maison de la Poésie et l’Odéon-Théâtre de l’Europe en partenariat avec Actes Sud / Sindbad et le TNP de Villeurbanne Vendredi 12 octobre 2007 à 20h00

http://www.tnp-villeurbanne.com/ tél.: 04 78 03 30 00

Mahmoud Darwich occupe une place unique dans la littérature arabe contemporaine.
Forte d’une trentaine de titres et traduite dans près de quarante langues, son oeuvre en perpétuel devenir est d’une richesse et d’une diversité qui déjouent toutes les tentatives de définition.
«Je cherche depuis dix ans», confiait-il «le mot juste pour décrire la fleur de l’amandier au printemps. La beauté de la Palestine dit combien l’occupant reste étranger à la nature.
Et peut-être que ce que le poète peut donner de plus fort à la résistance palestinienne, c’est de trouver le mot pour dire la fleur de l’amandier.»

À l’occasion de la parution de Comme des fleurs d’amandier ou plus loin aux éditions Actes Sud, Mahmoud Darwich lira en arabe des extraits de sa poésie.

Mahmoud Darwich
Est né en 1941 à Birwa, un village de Galilée. Réfugié dans son propre pays, assigné à résidence durant plusieurs années à Haïfa, il quitte Israël en 1970 pour Le Caire, puis Beyrouth.
Il vit aujourd’hui entre Amman, en Jordanie, et Ramallah, en Palestine. Il manifeste très jeune ses dons pour la poésie, dans laquelle il cherche refuge pour alléger la dureté de l’exil dans sa patrie tout à la fois présente et absente. Ses poèmes lui vaudront d’être emprisonné à cinq reprises, entre 1961 et 1967.

Il est celui qui a forgé les chants de l’exil, celui qui a dit le temps suspendu et dessiné les rêves, les regrets, les désirs d’une identité irréductible.
Il est aussi celui qui renouvelle tous les thèmes enracinés dans la langue arabe, usant de ce que l’on peut appeler une modernité harmonieuse, qui ne rompt pas avec la tradition, mais y puise juste assez d’énergie pour s’octroyer de nouveaux espaces : des espaces libres, où la douleur se change en joie, et l’amour codifié en amour inspiré, sensuel, fervent.

De Damas à Casablanca, sa parole déplace littéralement les foules lors de récitals qui se donnent souvent dans des stades archicombles.

À lire:
"Une mémoire pour l’oubli", Actes Sud, 2007 ; "Comme les fleurs d’amandier ou plus loin", Actes Sud, 2006; "Entretiens sur la poésie", Actes Sud, 2006; "Ne t’excuse pas", Actes Sud, 2006; "État de siège", Sindbad/Actes Sud, 2004

Rien que la lumière


Je n’ai arrêté mon cheval
que pour cueillir une rose rouge
dans le jardin d’une Cananéenne
qui a séduit mon cheval
et s’est retranchée dans la lumière:
«N’entre pas, ne sors pas»…
Je ne suis pas entré et je ne suis pas sorti.
Elle a dit: Me vois-tu?
J’ai murmuré: Il me manque pour le savoir
l’écart entre le voyageur et le chemin,
le chanteur et les chants…
Telle une lettre de l’alphabet,
Jéricho s’est assise dans son nom
et j’ai trébuché dans le mien
à la croisée des sens…
Je suis ce que je serai demain.
Je n’ai arrêté mon cheval
que pour cueillir une rose rouge
dans le jardin d’une Cananéenne
qui a séduit mon cheval
et je suis reparti en quête de mon lieu,
plus haut et plus loin,
encore plus haut, encore plus loin
que mon temps…

Mahmoud Darwich "Ne t’excuse pas".
Poèmes traduits de l’arabe par Elias Sanbar, Actes Sud, février 2006

Notre ami Kouchner


Notre ami Kouchner décidement nous fait connaitre toute la gamme du Rose !

Déjà en 2003, il innocente la Cie Total pour ses activités en Birmanie, notamment sur la question du travail forcé. Innocent (?!), alors que Aug San Suu Kyi dénonçait cette multinationale comme étant le plus puissant soutient de la dictature !
Il est vrai que que cette déclaration fut faite à la suîte d'une "étude" réalisé "in situ" en homme libre, indémnisé (par Total !), prés de 25 000 euros (!), mais en tant que personnalité indépendante !

Sacré docteur, rose dehors, blanc dedans. Avec lui c'est toujours les mêmes qui se retrouvent radies !

jeudi 27 septembre 2007

Tiens Bon La Pente & le 8 décembre

FAITES LA LUMIERE SUR VOS PHOTOS DES PENTES
L’association Tiens Bon la pente propose à l’occasion du 8 décembre 2007 de projeter en diaporama des photographies sur plusieurs vitrines des pentes de la Croix Rousse.

Pour cela, nous organisons une collecte de photographies récentes ou anciennes, numériques ou argentiques.
Toutes les photos qui concernent les pentes de la Croix Rousse nous intéressent
Les images collectées ne seront pas utilisées en dehors du 8 décembre et vous seront restituées après traitement informatique.
Vous pouvez confier vos supports (tirages papier, fichier numérique...) en plusieurs lieux de collectes ·:

  • Le CEDRATS : 27 Montée Saint Sébastien, tous les jours de 14 h 30 à 19 h.
  • MAB : 37 rue Burdeau, tous les jours de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 19 h00.
  • La Fourmi Rouge : Le bar de la place Colbert, tous les jours.


Vous pouvez nous envoyer vos fichiers numériques par le mel à : imprimeriemab@free.fr.
Vous pouvez aussi venir nous rencontrer et nous confier vos images. Un ordinateur portable pourra recueillir vos images.
le samedi 13 octobre, Place Colebert lors du repas de quartier que nous organisons à partir de 10 h
Le mercredi 24 octobre au bar La Fourmi Rouge, place Colbert à partir de 20 h.

Contacts : tiensbonlapente@hotmail.com Myriam : 04 78 39 22 54, myriam.filleton@free.fr

mercredi 26 septembre 2007

Je vis, je meur ...

Je vis,je meur, je me brûle et me noie.
J'ai chaud extrème en endurant froidure.
La vie m'était trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entrmêlés de joie.

Tout à coup je ris et je l'armois,
En un plaisir maint lourd tourment j'endure;
Mon bien s'en va et à jamais il dure;
Tout en un coup je sêche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamant me mène
Et, quand je mense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine

Puis, quand je crois ma joie être certaine
Et ê en haut de mon désiré heur,

Il me remet en mon premier malheur.

Louise Labbé

mardi 25 septembre 2007

André Gorz est parti !


André Gorz est partie !
Il est partie avec D.
Telle est sa décision, " Ne pas rester sans « elle » !" !
J’avais ici, repris l’un de ses textes qui m’avait simplement ému aux larmes " Tu vas avoir 82 ans".
...Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable, … .
Voilà, ..., D et toi, grâce à vous, dans mon imaginaire "du couple", l'Amour s'écrira toujours avec un grand "A", et toujours il portera vos traits, ceux de l'Amour véritable et total.

André Gorz (Vienne, (Autriche), février 1923 - Vosnon, Aube, le 24 septembre 2007), est un philosophe et un journaliste français, penseur de l'écologie politique. Il a fondé en 1964 Le Nouvel Observateur, sous le pseudonyme de Michel Bosquet, avec Jean Daniel. Il se suicide avec sa femme Dorine, en septembre 2007, à l'âge de 84 ans.