Coréalisation de la Maison de la Poésie et l’Odéon-Théâtre de l’Europe en partenariat avec Actes Sud / Sindbad et le TNP de Villeurbanne Vendredi 12 octobre 2007 à 20h00
http://www.tnp-villeurbanne.com/ tél.: 04 78 03 30 00
Mahmoud Darwich occupe une place unique dans la littérature arabe contemporaine.
Forte d’une trentaine de titres et traduite dans près de quarante langues, son oeuvre en perpétuel devenir est d’une richesse et d’une diversité qui déjouent toutes les tentatives de définition.
«Je cherche depuis dix ans», confiait-il «le mot juste pour décrire la fleur de l’amandier au printemps. La beauté de la Palestine dit combien l’occupant reste étranger à la nature.
Et peut-être que ce que le poète peut donner de plus fort à la résistance palestinienne, c’est de trouver le mot pour dire la fleur de l’amandier.»
À l’occasion de la parution de Comme des fleurs d’amandier ou plus loin aux éditions Actes Sud, Mahmoud Darwich lira en arabe des extraits de sa poésie.
Mahmoud Darwich
Est né en 1941 à Birwa, un village de Galilée. Réfugié dans son propre pays, assigné à résidence durant plusieurs années à Haïfa, il quitte Israël en 1970 pour Le Caire, puis Beyrouth.
Il vit aujourd’hui entre Amman, en Jordanie, et Ramallah, en Palestine. Il manifeste très jeune ses dons pour la poésie, dans laquelle il cherche refuge pour alléger la dureté de l’exil dans sa patrie tout à la fois présente et absente. Ses poèmes lui vaudront d’être emprisonné à cinq reprises, entre 1961 et 1967.
Il est celui qui a forgé les chants de l’exil, celui qui a dit le temps suspendu et dessiné les rêves, les regrets, les désirs d’une identité irréductible.
Il est aussi celui qui renouvelle tous les thèmes enracinés dans la langue arabe, usant de ce que l’on peut appeler une modernité harmonieuse, qui ne rompt pas avec la tradition, mais y puise juste assez d’énergie pour s’octroyer de nouveaux espaces : des espaces libres, où la douleur se change en joie, et l’amour codifié en amour inspiré, sensuel, fervent.
De Damas à Casablanca, sa parole déplace littéralement les foules lors de récitals qui se donnent souvent dans des stades archicombles.
À lire:
"Une mémoire pour l’oubli", Actes Sud, 2007 ; "Comme les fleurs d’amandier ou plus loin", Actes Sud, 2006; "Entretiens sur la poésie", Actes Sud, 2006; "Ne t’excuse pas", Actes Sud, 2006; "État de siège", Sindbad/Actes Sud, 2004

