
Un extrait du dernier discours de Jean Jaurès sur les responsabilités de la guerre,
prononcé à Lyon-Vaise le 25 juillet 1914
Cinq jours plus tard il est assassiné au café du Croissant, à Paris.
"... .Quoi qu'il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n'y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et de sauvagerie, qu'une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c'est que le prolétariat rassemble toutes ses forces qui comptent un grand nombre de frères, Français, Anglais, Allemands, Italiens, Russes et que nous demandions à ces milliers d'hommes de s'unir pour que le battement unanime de leurs cœurs écarte l'horrible cauchemar."
Marcel Gromaire (1892-1971) - Ce tableau symbolise la lutte par des hommes-robots engoncés dans des manteaux-cuirasses, la tête casquée au point de ressembler pour certains à des guerriers du Moyen Age. Ce dernier point n'est pas fortuit : la Grande Guerre n'est que la dernière en date d'une longue suite de destructions et, si elle agit par d'autres moyens, elle démontre aussi combien tenace est, dans l'homme, le goût de la violence et de la destruction.
dimanche 9 novembre 2008
La Guerre
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Le collectif "Rawa - Lyon" organise, ...
Celle-ci se déroulera le 20 nov. A 18h30 au 4bis de l’Université (fac des quais arrêt Tram T1).
L’association révolutionnaire de femmes Afghanes fondée en 1977, s’est opposée aux interventions étrangères qui afflige le pays depuis.
Accomplissant un travail courageux, RAWA a scolarisé clandestinement, sous les Talibans, des milliers de femmes. Aujourd'hui, ses militantes considèrent que loin d'avoir amélioré la situation, l'occupation étrangère l'a dégradé en ajoutant aux formes précédentes d'oppression, la barbarie et le chaos d'un conflit militaire dont aucun des protagonistes ne représente une alternative progressiste pour la population.L’objectif de cette rencontre est double :
montrer qu'il existe, en Afghanistan, des forces éprises de paix et d'égalité et appeler à les soutenir, politiquement, moralement et financièrement ; dénoncer l'occupation de ce pays et la guerre qui s'y déroule, avec la participation active de la France.
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vendredi 7 novembre 2008
Ca suffit comme ça !
Le résultat du vote au parti socialiste est connu.
Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête.
Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal l'emporte avec sa proposition d'alliance au centre.
Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne l'ont emporté alors qu'elles conduisent partout à l'échec.
Elles avalisent l'Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l'abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme.
Ce résultat est sans ambiguïté.
Le score respectable de la gauche du parti n'y change rien malheureusement.
Pour nous, ça suffit comme ça !
Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera l'orientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes.
Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays.
Non ! Pour nous, ça suffit comme ça !
Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d'une autre voix à gauche.
Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre l'initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy.
Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d'action.
Nous quittons le Parti socialiste.
Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l'écosystème.
Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l'a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d'un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes.
Nous savons qu'une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement.
Il faut aller de l'avant.
Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne
Marc Dolez, député du Nord
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jeudi 6 novembre 2008
Un repas de quartier !
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lundi 3 novembre 2008
Résultat national pour le 34 congrès du PCF

Nbr d’adhérents 132 077
Ceux « à jour des cotis. » 78 779
Les votants 40 010 (50,8%)
Blancs/Nuls 3 662
Exprimés 36 348
- Le texte « Base commune » (texte 1) 21 975 (60,5%)
- Le texte de La Riposte(texte 2) 5 423 (14,90%)
- Le texte « Faire vivre et renforcer le PCF » (texte 3) 8 941 (24,6%)
"Le réel, c'est quand on se cogne"
J.Lacan
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Contre la "Finance", augmenter les salaires
Alphonse Fernandez (ingénieur)
Raphaël Thaller (économiste)
Le point de départ de la crise financière est l’existence d’une masse considérable de capitaux « libres » à la recherche d’une rentabilité immédiate, la plus forte possible.
Mais ces capitaux disponibles ne suffisent pas !
Il faut aussi que la réglementation ne leur fasse pas obstacle, donc des décisions politiques pour ce faire.
D’où les mesures initiés par Reagan, Thatcher pour la libéralisation des flux financiers et des échanges, socle politique tant de la mondialisation financière que des politiques internes orientées vers la destruction du « rapport salarial » et de « l’Etat social ».
Libéralisation et mondialisation ont consolidé ce que Marx nomme le capital porteur d’intérêt ou plus communément appelé le capital de placement financier.
Ce capital nourrit l’illusion de valoriser l’argent à partir de l’argent, sans passer par la production !
Le capitalisme aurait ainsi enfin trouvé la parade infaillible à la « crise » (globale, structurelle, générale, systémique, durable, finale, endémique, etc.) qui parait-il le ronge depuis sa naissance.
Le capital aurait en effet inventé la façon de faire des profits sans avoir à investir ni à embaucher, c'est-à-dire sans plus exploiter qui que ce soit.
Il lui suffirait désormais de jouer au grand bazar de la financiarisation.
Or, la crise financière ne doit pas nous faire oublier que ce capital financier est issu non pas de la « finance » - autant dire que l’argent vient de l’argent, comme par enchantement- mais des richesses produites par le seul travail humain.
Il vient de la valeur ajoutée créée au sein de l’économie réelle (les biens et les services).
Une part de plus en plus grande de cette valeur est accaparée par les actionnaires sous forme de dividendes et par les banques sous forme d’intérêts.
Ces dernières décennies ont vu de forts changements dans la répartition des revenus au profit du capital au détriment des salaires, aggravant les conditions d’exploitation (intensification et précarisation du travail).
Car la finance ne peut par elle-même créer de la valeur ajoutée puisqu’elle ne fabrique rien, ni biens ni services.
La célèbre « création de valeur pour l’actionnaire » ne constitue qu’une ponction sur les richesses produites. Et les titres financiers (actions, obligations, etc) ne sont pas du capital réel, mais des droits de tirage sur ces richesses.
Ils représentent un capital de placement devant être valorisé, au travers des banques d’investissements financiers, des fonds de pension, etc ….
Les revenus financiers ne constituent donc rien d’autre qu’une partie des profits d’exploitation. Partie non réinvestie, mais distribuée.
Autrement dit, ce n’est pas la Bourse qui finance l’économie, mais c’est l’économie qui nourrit la Bourse.
Comment les entreprises de l’économie réelle font elles pour les payer, ces revenus financiers ? En puisant dans leurs profits, qu’elles réalisent chaque année. Ces profits réels sont issus des richesses réelles créées par le travail réel.
En 2007, les profits bruts des sociétés non financières se sont élevés à près de 300 milliards €. Les entreprises ont distribué 106 Milliards, soit le tiers de ces profits, à leurs actionnaires ou à leurs banques.
De la même manière, on peut montrer que les Administrations Publiques (APU) payent également des revenus financiers, pour un montant net de 37 milliards €.
Il s’agit principalement des intérêts versés au titre de la dette publique (Etat et collectivités).
Et comment les APU font-elles pour payer ces charges financières ?
En prélevant sur les impôts, acquittés par les contribuables, c'est-à-dire là encore sur des richesses produites dans l’économie réelle.
Ces revenus « financiers » issus de l’exploitation finissent bien quelque part : pour l’essentiel, on les retrouve dans les poches des « Ménages » qui ont reçus en 2007 la coquette somme de 124 Milliards € de revenus de ce type.
Ce phénomène de placement financier gagne certes les ménages modestes qui s’efforcent de constituer une petite épargne (ex : le Livret A), ou qui par peur du lendemain s’astreignent à prendre des assurances, contre la maladie ou pour la retraite, sacrifiant ainsi leur consommation immédiate.
Mais cette épargne de précaution ne doit pas être confondue avec l’épargne lucrative des classes riches, qui profitent le plus des revenus financiers.
Une partie de ces revenus est constamment replacée (afin de continuer à recevoir ultérieurement de nouveaux revenus) mais une autre est à l’évidence consommée (voitures, maisons, produits de luxe…).
Les rentiers ne s’oublient pas !
C’est aussi pour satisfaire leurs besoins réels que l’économie réelle est progressivement réorientée.
Très concrètement, on assiste donc année après année à une modification du partage du « gâteau » au profit des classes possédantes, sous le couvert de la « financiarisation ».
Il n’est pas inutile de rappeler ici que le capitalisme n’a pas (sur ce plan) fondamentalement changé.
Il n’est pas devenu plus « spéculatif » qu’avant. Aujourd’hui comme hier, il faut toujours mettre au travail des salariés pour produire de la valeur et des profits, dont les revenus financiers ne sont jamais qu’une fraction.
A aucun moment d’ailleurs la spéculation n’a constitué l’essence (ni l’esprit) du capitalisme.
Et cela ne saurait changer.
Les pratiques spéculatives se situent au niveau de la circulation du capital (les titres, la monnaie …) mais non au niveau de la production.
Si tous les capitalistes dans leur ensemble se contentaient de spéculer, le système s’effondrerait en 48 heures car il est impossible de ponctionner une valeur qui n’a pas été produite.
C’est la loi implacable de la valeur.
Et c’est la leçon majeure à retenir de la crise actuelle.
Dès lors, il y a bien mieux à faire que « réguler » la finance ou la « taxer » : c’est l’éteindre.
Pour cela, l’augmentation des salaires (directs et indirects) s’impose.
Elle permettra d’inverser la pompe, cette fois à l’avantage des besoins populaires et de la Sécurité Sociale.
Bien sûr, les profits diminueront, mais il en restera suffisamment pour l’investissement.
En revanche, les rentiers en souffriront, ils devront réduire leur train de vie, c’est bien leur tour.
Cela fera encore trembler la Bourse et fuir les capitaux financiers ?
Tant mieux, nous n’en avons nullement besoin.
Un solide secteur bancaire nationalisé sera là pour collecter les dépôts et orienter le crédit là ou nous en aurons besoin. Voilà une bonne façon de « rendre l’argent utile ».
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